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Repères · programme 2013–2016

Rendre visibles les sciences humaines et sociales

Un livre, une enquête de terrain, une édition critique et une base de données ne racontent pas leur valeur de la même manière. Rendre la recherche visible demande d’abord de préciser ce qu’elle produit, pour qui, et dans quelles conditions.

Le programme et son contexte

Le programme « Performances de la recherche en sciences humaines et sociales » s’est déroulé de 2013 à 2016. Les présentations institutionnelles de l’époque le situent dans une réflexion sur les façons de décrire et d’évaluer la recherche, en tenant compte de la diversité des disciplines. La question dépassait le simple décompte des publications : il fallait aussi rendre les activités compréhensibles aux communautés scientifiques, aux institutions et aux autres publics concernés.

La newsletter des Services à la recherche de l’Université de Genève, publiée en juin 2017, rattache au programme CUS P3 un atelier consacré à l’évaluation et à la qualité de la recherche en sciences humaines et sociales. Elle évoque également l’évaluation des carrières et un projet de formation en ligne. Ce sont des informations historiques : cette page ne constitue ni l’annonce d’un cours actuel, ni un accès à une inscription.

Décrire avant de comparer

Pour préparer un dossier, une première étape consiste à dresser un inventaire raisonné des contributions. On peut distinguer les connaissances produites, les méthodes développées, les ressources rendues accessibles et les collaborations soutenues. Un inventaire n’a pas besoin de tout mettre au même niveau : il doit expliquer pourquoi chaque élément mérite d’être examiné.

Un petit corpus documenté peut, par exemple, être essentiel à une question précise sans avoir l’ampleur d’une grande base de données. Une publication destinée à un lectorat local peut répondre à un besoin que ne couvre pas un article international. Ces exemples ne démontrent pas à eux seuls une qualité supérieure ; ils indiquent les informations nécessaires pour que la comparaison soit intelligible.

Associer chaque affirmation à une trace

Une présentation convaincante sépare trois éléments : la contribution revendiquée, la pièce qui permet de l’examiner et les limites de l’interprétation. Si l’on affirme qu’une ressource est réutilisée, il est préférable de montrer des usages documentés plutôt que d’assimiler automatiquement téléchargements et effets. Si l’on décrit une collaboration, il faut préciser son rôle plutôt que de s’attribuer l’ensemble du résultat collectif.

Cette manière de présenter les travaux permet aussi de discuter ce qui reste moins visible : entretien d’un corpus, travail de terrain, traduction, organisation scientifique ou transmission de méthodes. Leur présence dans un dossier demande une explication et des éléments vérifiables, pas simplement une nouvelle liste d’indicateurs.

Quatre questions pour un dossier lisible

  • Quelle question le travail cherchait-il à résoudre, et pour quel public ?
  • Quelle contribution précise peut-on examiner directement ?
  • Quel a été le rôle de la personne ou de l’équipe présentée ?
  • Quelles limites faut-il connaître avant de généraliser le résultat ?

Ces questions constituent une grille de lecture éditoriale, et non une procédure officielle du programme historique. Elles aident à préparer un échange avec des évaluateurs, un comité ou des partenaires. Les critères effectifs restent ceux de l’institution ou de l’appel concerné.

Lire le bilan du programme

La publication finale de swissuniversities rassemble le contexte et les résultats des programmes qui se sont succédé de 2007 à 2016. Lire le rapport officiel en anglais — PDF. Ce document historique est hébergé par swissuniversities ; cette notice en facilite la consultation.

Sources et prolongements

  1. Université de Genève — Newsletter Research Services, juin 2017
  2. swissuniversities — publication finale du programme P-3, en français
  3. UZH VAUZ — présentation de la conférence de clôture de 2016
  4. swissuniversities — publication finale du programme, en anglais